Municipales 2020 : Nadia Pellefigue commence à dérouler son programme

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À six mois des élections municipales, Nadia Pellefigue entre dans le vif du sujet. La cheffe de file du PS et animatrice du mouvement citoyen Une Nouvelle Énergie (Une) déploie son programme.

Nadia Pellefigue ©R. Benoit
Nadia Pellefigue ©R. Benoit

« Nous sommes en ordre de marche, la campagne est engagée », affirme Nadia Pellefigue, cheffe de file du PS et du PRG pour le scrutin municipal de 2020, qui ira à la rencontre des Toulousains ce vendredi 20 septembre. On pourra notamment l’apercevoir dans le cortège des jeunes en grève pour le climat. La politique qu’elle mènerait en la matière ne serait « ni écolo-punitive, ni écolo-bobo. La transition doit s’accompagner de mesures de justice sociale, de réduction des inégalités. »

Agrologie urbaine, décroissance énergétique, économie circulaire, l’animatrice du mouvement citoyen Une Nouvelle Énergie (Une) souhaite inscrire Toulouse dans la liste des Villes en transition, un réseau mondial d’initiatives locales pour faire face au pic pétrolier et au dérèglement climatique. Parmi ses propositions phares, figure l’érection de grandes portes à l’entrée de Toulouse, au niveau des axes pénétrant la ville. Hubs de mobilité, zones de covoiturage, bornes de recharge électrique… On pourra y laisser son véhicule en stationnement et emprunter des navettes pour rejoindre les transports en commun. Nadia Pellefigue imagine « des bâtiments tout en hauteur, végétalisés, qui illustreront la démarche environnementale de la Métropole. Pour cela, il faudra un geste architectural fort. Bien plus que ne l’est celui de la tour Occitanie ! »

Espaces verts et zones d’accueil

La démocratie locale est son leitmotiv. Comme un contre-pied au dispositif Dessine-moi Toulouse lancé par la majorité actuelle, sa Fabrique de quartiers « associera les habitants et associations aux décisions qui ont un impact sur leur lieu de vie », en leur proposant de répondre à des appels à projets. « Cela permettrait aussi d’avoir une vue globale, de cartographier et d’identifier les zones trop denses où l’on ne peut aller plus loin et celles où l’on peut encore construire. » Toujours en privilégiant la verticalité des bâtiments et la présence d’espaces verts.

Enfin, s’agissant de l’hébergement d’urgence, les solutions avancées par Nadia Pellefigue vont à l’encontre du décret anti-bivouac que vient de prendre Jean-Luc Moudenc. « En arrivant à la mairie, il a fermé les zones d’accueil initiées par Pierre Cohen. Je les rouvrirai et comblerai le manque criant de place que l’on déplore à Toulouse. C’est un sujet complexe, à traiter sur la durée. »

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