Plaisance-du-Touch : Après le soutien de LaRem à Philippe Guyot, l’étiquette du maire sortant en question

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Peut-on se dire sans étiquette en étant « soutenu » et non pas « investi » par La Rem ? C’est la polémique qui anime Plaisance-du-Touch alors que Philippe Guyot, le maire sortant, vient de recevoir l’appui du mouvement d’Emmanuel Macron pour les municipales. La section socialiste locale dénonce une manipulation et tient à rappeler le parcours de son ancien camarade.

philippe-guyot maire de Plaisance-du-Touch

Après Dominique Faure à Saint-Orens-de-Gameville, Philippe Guyot, maire sortant de Plaisance-du-Touch, est le deuxième candidat adoubé par la République en Marche en Haute-Garonne en vue des municipales. Mais, dans sa course à l’ancrage local, le mouvement présidentiel ne s’embarrasse pas toujours du passé politique de ses ambassadeurs.

Ainsi, la présentation de Philippe Guyot dans un communiqué publié par LaRem31 n’a pas été du goût de la section plaisançoise du Parti socialiste. Ce dernier y est décrit comme ayant été « de 2014 à fin 2018 adjoint au maire sans étiquette de Plaisance-du-Touch ». « En l’occurrence, ce candidat a été membre du PS durant 22 ans, de 1996 à 2018 », élu à chaque fois en tant que tel, rappelle la section, qui dénonce un « mensonge de l’organisation politique ».

« Un oubli qui arrange LaRem 31 »

Philippe Guyot, lui, évoque « une erreur ou un oubli qui arrange peut-être LaRem31 », mais assume son parcours : « Les gens savent que j’ai appartenu au PS et je n’en ai aucune honte. De mon côté, j’ai transmis tout mon historique politique au mouvement : de mes débuts à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), puis au parti communiste jusqu’au PS que j’ai quitté en 2018 alors que j’étais secrétaire de section. »

« Personne ne m’a demandé d’adhérer à la politique nationale du mouvement »

Mais il n’y a pas que sur la forme que ce soutien de la majorité présidentielle dérange. Sur le fond, les socialistes plaisançois regrettent que « les ambitions politiques » aient amené leur ancien camarade « à trahir sa parole et ses idéaux » : « Affichant des idées socialistes quand l’étiquette PS permettait d’être élu, il n’hésite pas à rejoindre la droite libérale lorsqu’elle lui donne l’espoir de le rester », affirment-ils.

Local vs national

Face à ces accusations, le maire précise qu’il n’est pas investi par LaRem, mais simplement soutenu, et maintient qu’il sera un candidat sans étiquette : « Je ne suis plus membre d’aucun parti. J’ai sollicité En Marche avant tout parce que j’y ai de bons rapports au niveau local. Je rejette la qualification de libéral et personne ne m’a demandé d’adhérer à la politique nationale du mouvement. »

Pas de contreparties donc, selon Philippe Guyot. Les seules conditions étaient de ne pas défendre une liste concurrente aux Européennes et de signer une charte classique d’engagement des élus. Quant à la présence du logo En Marche sur ses affiches de campagne, la question sera discutée avec ses colistiers. En attendant, le candidat assure qu’il essaiera d’obtenir d’autres appuis à gauche et que sa liste sera composée de deux tiers de personnes sans étiquette. Un terme qui n’a pas fini de faire débat.

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