Yannick Bourlès : « Une mairie écologiste à Balma, voilà notre ambition »

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Portrait de Yannick Bourlès, candidat des verts, à la mairie de Balma.
Yannick Bourlès, candidat des verts, à la mairie de Balma. Crédit : Sarah Gilot.

Candidat déclaré dès le mois de janvier dernier, Yannick Bourlès change de braquet. La tête de liste EELV à Balma veut surfer sur la prise de conscience environnementale globale… et vise même le fauteuil de maire.

Votre candidature se positionne-t-elle dans le sillage des bons résultats obtenus par EELV aux dernières européennes ?


Nous sommes en effet très enthousiastes après les élections européennes. Ici, à Balma, notre parti a réalisé un score de 15 %, soit environ 1080 personnes. Un chiffre important, au point que notre candidature, symbolique au départ, a évolué. Nous n’étions même pas sûrs d’aller au bout. Aujourd’hui, une mairie écologiste à Balma, voilà notre ambition. Il n’y a pas encore de liste officielle mais nous avons plus de 33 noms. Nous devons répondre à la prise de conscience écologique qui s’opère.

Pourquoi avoir quitté le PS pour EELV ?


J’ai quitté le PS il y a cinq ans pour plusieurs raisons. Travaillant au CNRS, je suis sensibilisé aux problèmes écologiques. J’avais besoin d’être davantage dans l’action. EELV semble correspondre mieux à ma sensibilité politique de l’instant. Ce choix, je ne le regrette pas. Le PS s’est quand même effondré et a perdu un peu de son sens.

Balma est déjà concerné par les enjeux environnementaux, notamment avec la mise en place de l’écoquartier Vidailhan. Quel regard portez-vous sur les nombreuses initiatives “écolos” de vos adversaires ?


Aujourd’hui, tous les partis politiques se verdissent. C’est ce que l’on appelle le greenwashing, un petit coup de peinture écolo.Tout ce qui défend l’écologie est le bienvenu, et il en va de même avec l’écoquartier Vidailhan. Mais ces élus ne vont pas assez loin. A l’inverse, nos prétentions beaucoup plus fortes. Il y a une urgence écologique et donc politique.

Quel sera le plus gros enjeu ?


Le phénomène climatique que l’on vit est lié au réchauffement et donc au gaz carbonique dégagé par l’activité humaine et en particulier les voitures. Balma est une ville construite sur le tout-voiture, avec des grands axes. Notre grand enjeu sera de revoir la circulation et les transports : réduire la place de la voiture, la remplacer par des bus en site propre et des pistes cyclables sécurisées. Actuellement, il n’y a qu’un bus et faire du vélo dans la ville est suicidaire. C’est scandaleux.

Qu’apporteraient ces projets en matière de déplacements ?


Ces changements amèneraient une révolution dans les pratiques. Les habitants prennent leur voiture pour aller chercher le pain alors que, dans certaines capitales européennes comme Londres ou Amsterdam, il n’y a pas de voitures et l’on circule à pied! Ce devrait être possible à Balma également. Mais cette politique des transports est lié à la métropole. Nous souhaitons être force de proposition et faire pression sur la métropole pour un développement des transports correct et écologique.

Quels sont les autres axes de votre programme ?


Nous voulons mettre en place des ressourceries. Ceux sont des ateliers qui permettent aux personnes qui n’ont pas la possibilité de travailler de s’insérer dans la vie active. Ils réparent des objets qui ne fonctionnent plus et participent à la gestion des déchets. Pour la jeunesse, nous voulons mettre en place des repas bio dans les cantines au moins une fois par semaine. Pour cela, nous envisageons la création d’une cuisine centrale dans laquelle les repas seraient préparés à partir de produits locaux.

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