A Saint-Jory, l’urbanisation au cœur des débats

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Illustration de l'hotel de ville de Saint-Jory.
L’Hôtel de ville de Saint-Jory. Crédit : Didier Descouens, CC BY-SA

La commune de Saint-Jory est en pleine mutation. Chaque année, la population de la commune augmente et rajeunit. Un phénomène que le maire Les Républicains Thierry Fourcassier dit contrôler, ce que redoute l’opposition socialiste.

A Saint-Jory, l’opposition prépare les élections municipales depuis un an déjà. Victor Denouvion affirme qu’il n’y aura qu’une liste socialiste, dont il prendra la tête aux cotés de Philippe Fort, déjà candidat en 2014. Tous deux placent d’ores et déjà l’urbanisme au centre de leurs priorités. Et pour cause : la population de la commune aura doublé entre 2014 et 2020.

Ainsi, Victor Denouvion dénonce «l’urbanisation galopante». «Le maire a passé son temps à bétonner la ville. Développer autant la commune en si peu de temps, c’est inconscient. » De son côté, le candidat socialiste souhaiterait proposer «des projets plus raisonnés, en travaillant sur les infrastructures publiques, la voirie et les écoles notamment. » Il déplore la dernière mandature qui aura des conséquences à long terme : « Ce n’est pas récupérable, il faudra assumer et notre défi sera d’intégrer la nouvelle population. » Durant les six dernières années, Denouvion a mené plusieurs pétitions pour contester les politiques municipales. Une d’elles demandait le maintien d’un terrain de sport municipal pour les écoles et le club de rugby. Finalement, ce terrain a été utilisé pour construire de nouveaux lotissements.

Une politique qui a tout de même séduit certains membres de l’opposition. Ancienne élue au sein de la liste de Philippe Fort, Sophie Caurel sera en mars prochain sur celle de Thierry Fourcassier : « Je ne voulais pas faire de l’opposition pour faire de l’opposition. Il fallait reconnaître que la politique menée était bonne », explique t-elle.

Un maire satisfait de son bilan

Le maire Les Républicains défend justement son bilan : «La population de Saint-Jory augmente rapidement, et en plus rajeunit.» Selon lui, si la campagne se concentre sur les constructions immobilières c’est avant tout car c’est « le seul terrain sur lequel l’opposition peut attaquer ». L’élu se félicite de sa politique d’expansion et de constructions, qu’il juge équilibrée. «Deux parcelles agricoles sont devenues constructibles, une pour agrandir l’école, et l’autre pour une résidence. Dans l’autre sens, 22 hectares de terrain étaient constructibles, et je les ai repassés en terre agricole.»

Le maire rappelle également que la Zac (zone d’aménagement concentrée) de 784 habitants, construite pendant son mandat, avait été lancée par son prédécesseur, Henri Miguel. Et que le projet n’avait pas abouti plus tôt, à cause de désaccords entre la mairie et le propriétaire du terrain. « Nous nous sommes mis autour d’une table et nous avons trouvé une solution», résume simplement Thierry Fourcassier.

Dernier point de congratulation pour le maire de Saint-Jory : le remboursement de la dette. Sur les 37 communes de Toulouse Métropole, Thierry Fourcassier assure que la sienne est la seule à avoir réduit sa dette de moitié. Et dans un mot adressé à ses concitoyens, il promet de ne consentir à aucune hausse d’impôt pour continuer ce remboursement, mais de se baser uniquement sur l’arrivée de nouveaux habitants. Un programme contesté : de nombreuses pétitions ont fleuri ces six dernières années contre la politique de M. Fourcassier.

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