L’attaque en règle de la liste Une contre Jean-Luc Moudenc

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Les principaux colistiers de Nadia Pellefigue ont passé au crible le bilan du mandat de Jean-Luc Moudenc. Sans ménager ce dernier.

De gauche à droite : Michel Lacroix, Pierre-Nicolas Bapt, Carole Maurage, Claude Raynal, Pierre Lacaze et Arnaud Lemoine

Le mouvement Une (PS-PC-PRG) tire à boulets rouges sur sa principale cible dans la course au Capitole. Une attaque portée, ce vendredi 21 février, par les principaux colistiers de Nadia Pellefigue. À commencer par Claude Raynal, qui a de nouveau passé au crible le bilan financier de la mandature qui prend fin. Le socialiste est revenu sur la hausse de 15 % des impôts décidée par Jean-Luc Moudenc en 2014, alors qu’en tant que candidat celui-ci s’était engagé à « 0 % d’augmentation pendant tout le mandat », une promesse écrite noir sur blanc sur son document de campagne de 2014. « Cela lui a permis de dégager une marge de manœuvre de 30 millions d’euros. Et il a fait subir, notamment au tissu associatif de la ville, une pression injustifiée », lance le sénateur PS. Celui-ci rappelle également la mauvaise estimation qui avait été faite du coût de la troisième ligne de métro, passée, en six ans, de 1,5 milliard d’euros à 3 milliards d’euros. « Il y a peu de chance que nous fassions une telle erreur de chiffrage avec l’un de nos projets ! » lance Claude Raynal, en réponse aux critiques récurrentes sur le coût du programme de Une. Il constate par ailleurs que « les statistiques de la sécurité ont explosé » et juge que « ce qui a été fait pour la propreté est un échec patent ».

L’expression de la pastèque, immortalisée par Jean-Marie Le Pen

À la tête de la branche communiste du mouvement, Pierre Lacaze s’en est pris, quant à lui, à la politique sociale du maire sortant, qu’il accuse « d’avoir fait baisser le nombre de berceaux publics » pendant son mandat, en supprimant les crèches familiales, « d’avoir mis fin à la gratuité des cantines » et « de ne pas soutenir les salariés en souffrance du CHU, dont le maire est le président du conseil de surveillance. » Politiquement, le chef de file du PC trouve des points communs entre Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron, dans « leur incapacité à mettre en place une véritable concertation et leur faculté de frapper au portefeuille ». Il évoque « un accord passé avec LREM sans contrepartie pour les Toulousains », s’étonnant du peu de soutien de l’État dans le financement de la troisième ligne de métro ou sur l’augmentation des effectifs de la police nationale.

Les mots les plus forts ont été prononcés par Pierre-Nicolas Bapt, président du Parti radical de gauche et dixième sur la liste Une, qui parle d’un « premier magistrat vorace ». Il se dit « inquiet de la position sociétale de Jean-Luc Moudenc », mentionnant la présence « non apaisante » dans sa liste d’un membre du mouvement Sens commun, à l’origine de la Manif pour tous. Il s’offusque de ce que l’édile « refuse de célébrer des mariages homosexuels et les confie à ses adjoints ». Surtout, le colistier déplore une expression qu’emploie le candidat à sa réélection depuis le début de l’année à propos d’Archipel citoyen, « un mouvement pastèque : vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur ».  Une citation que Nicolas Bapt replace dans son contexte : « C’est une formule qui avait été immortalisée par Jean-Marie Le Pen. Un républicain n’a pas le droit de faire une telle référence ».

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