Le programme de Nadia Pellefigue se veut plus vert que les autres

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Nadia-Pellefigue
©Philippe-Salvador

La liste Une de Nadia Pellefigue (PS, PRG, PC) revendique d’être la plus ambitieuse en matière d’écologie. Notamment avec un objectif de réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

« Aucune autre liste n’a un tel objectif chiffré », se félicite Régine Lange, en troisième position sur celle de Nadia Pellefigue, Une (PS, PRG, PC). La militante associative, à la tête du collectif Urgence climatique Toulouse, annonce ainsi vouloir réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre de la métropole à l’horizon 2030, par rapport au niveau de 1990. La plupart des programmes concurrents, y compris celui d’Archipel citoyen, s’alignant sur l’accord de Paris avec une baisse de 40 % en dix ans.

Pour y parvenir, il faudra compter d’autres réductions de moitié : comme celle de la part de la voiture dans nos déplacements, qui s’accompagnera d’un doublement de celle des transports en commun. De même, les trajets pour acheminer des marchandises dans l’agglomération devra lui aussi chuter de 50 % d’ici 2030. « Les professionnels sont demandeurs : ils ont tout à gagner à la mise en place de plateformes de distribution groupées », fait remarquer Régine Lange.

La fin de l’artificialisation des sols

Parmi les ambitions écologiques spectaculaires du mouvement Une figure aussi l’augmentation de 50 % de la production d’électricité provenant d’énergie renouvelable locale ou l’arrêt de l’artificialisation des sols d’ici la fin de la décennie, donc « avec vingt ans d’avance sur la feuille de route nationale ». Autrement dit, il s’agit de préserver les 11 200 hectares de surfaces agricoles métropolitaines. « Cela suppose de revoir le plan local d’urbanisme, qui prévoit encore de manger 155 hectares de terre par an », prévient Régine Lange.

La spécialiste de l’environnement insiste sur la crédibilité des chiffres qu’elle avance : « Ce n’est pas calculé au doigt mouillé et nous n’essayons pas de gagner la course à l’échalote contre nos adversaires. Nous avons réalisé un travail précis et expertisé. Ce que nous appelons la bascule écologique constitue la colonne vertébrale du projet de Nadia Pellefigue ».

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