Le soutien gagnant-gagnant de Lrem à Jean-Luc Moudenc

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Annoncé le 28 octobre, le ralliement de Lrem à la candidature de Jean-Luc Moudenc à Toulouse était attendu. C’est la confirmation d’un accord dans lequel chacun va trouver son compte.

Jean-Luc Moudenc Portrait ®Franck Alix
®Franck Alix

Le parti présidentiel soutiendra bien la candidature de Jean-Luc Moudenc aux municipales de 2020. L’annonce de la commission d’investiture de La République en marche (Lrem) n’a pas surpris grand monde, ce lundi 28 octobre : « C’est une décision logique, dans la mesure où il y a déjà des élus LREM dans ma majorité », explique à l’AFP l’intéressé. « Nous montrons que nous sommes capables de dépasser les clivages politiques nationaux pour converger dans l’intérêt de la communauté. Chacun garde son appartenance, mais un effort est fait pour dépasser les différences et se mettre d’accord sur un projet d’intérêt général. »

Le fait que ce dernier se construise en collaboration avec Lrem, le Mouvement radical ou des divers droite est parfaitement en ligne avec la volonté de l’édile de présenter une liste largement ouverte, émanant pour moitié de la société civile et pour l’autre de formations politique. C’est ce même positionnement rassembleur qui lui avait permis de conquérir la mairie de Toulouse en 2014.

Quelles places dans la liste ?

De leur côté, les Macronistes sauvent les meubles grâce à ce soutien officiel. Certes, Jean-Luc Moudenc n’est pas investi et ne concourra pas sous leurs couleurs, mais cette alliance leur permet d’espérer quelques élus supplémentaires dans la quatrième ville de France. Une stratégie que LREM applique dans d’autres villes, comme celles de Lyon, Orléans, Bourges, Auxerre ou Bourg-la-Reine. « Je ne peux pas vous dire si nous aurons davantage de places sur la liste de Jean-Luc Moudenc que nous n’en avons aujourd’hui dans son équipe municipale. Ce n’est pas une alliance de circonstance dans laquelle l’on choisit des noms sur un coin d’une table. Même si j’ai ma petite idée, je mettrai en place une procédure d’instruction des candidatures impartiale et objective », indique Jean-François Portarieu, qui après avoir conduit les négociations avec le maire sortant, a été nommé, ce lundi, chef des Marcheurs pour le scrutin toulousain.

« Je serai le garant de l’accord que nous avons conclu, qui correspond à la charte de Lrem », dit-il en évoquant la nécessité d’un rassemblement « pour lutter contre les radicalismes de tous bords ». « Cet accord offre une alternative modérée aux propositions d’Archipel Citoyen », conclut-il.

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