A Villemur-sur-Tarn, l’ombre du RN et la nécessité de redynamiser la ville

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la revitalisation de la vieille ville s'impose encore comme l’épicentre des débats à Villemur-Sur-Tarn. Crédit Mairie de Villemur-Sur-Tarn.
La commune de Villemur-Sur-Tarn. Crédit : Mairie de Villemur-sur-Tarn

A Villemur-sur-Tarn, le maire UDI Jean-Marc Dumoulin brigue un deuxième mandat. L’opposition s’avance en ordre dispersé. D’un côté, la liste Villemur Avenir de Michel Santoul, et de l’autre la liste Unis pour Villemur, portée par l’ex-conseiller municipal Patrice Bragagnolo.

A Villemur-sur-Tarn, les cicatrices restent à vif. Même plus d’une décennie après les fermetures des usines Brusson, puis de Molex, la revitalisation de la vieille ville s’impose encore comme l’épicentre des débats de cette campagne. Le développement des centres commerciaux et des services sur la rive gauche en a découragé beaucoup de traverser le pont. Le centre historique subit ainsi le même phénomène de désertification que beaucoup de villes moyennes de la région.

Trois listes pour un fauteuil

Jean-Marc Dumoulin, maire UDI sortant et candidat à sa propre succession, annonce d’ailleurs un programme en ce sens : « Nous voulons revitaliser le centre ville, notamment en urbanisant au-dessus de Villemur, pour capter les habitants dans la vieille ville. Les gens ont tendance à partir vers d’autres villes comme Fronton. Toulouse pousse vers le nord, Montauban vers le sud. L’enjeu va être de trouver sa place entre les deux, et de se développer économiquement et durablement.” Après cinq années à la mairie de Villemur, l’édile en profite également pour vanter son bilan : “Un important travail a été réalisé sur le budget, avec les modifications sur les dotations globales de fonctionnement. Nous avons aussi contribué à rétablir un lien social et à dynamiser la vie culturelle.”

Pendant ce temps, dans l’opposition, on se met lentement en mouvement. Deux listes ont pour l’instant annoncé leurs intentions. La première, Unis pour Villemur, est portée par Patrice Bragagnolo. Sans étiquette, ce candidat tient lui aussi à « redonner vie au centre-ville qui se meurt, en faisant revenir les entreprises et en renforçant le tissu associatif ». « L’objectif est de relancer une dynamique », appuie celui connaît bien la mairie, puisqu’il a été conseiller municipal de 2008 à 2014 sous la mandature de Jean-Claude Boudet.

La seconde liste, Villemur Avenir, portée par Michel Santoul, ne communique pas encore. Sur le site Internet créé pour l’occasion, le programme est pourtant visible, et la revitalisation de la vieille ville semble là aussi être à l’agenda. La liste propose un maintien du marché dans le centre historique, et une candidature au plan Centres-bourgs, qui aide à la pérennisation des centres villes.

Une candidature du Rassemblement national ?

Une quatrième candidature pourrait se déclarer prochainement. « Nous travaillons sur une liste à Villemur, comme dans plusieurs villes du nord-toulousain », confie Julien Léonardelli, le responsable du Rassemblement national en Haute-Garonne. Une posture confortée par les résultats du parti lepénistes lors des dernières élections Aux européennes de mai dernier, c’est la liste soutenue par Marine Le Pen qui est arrivée largement en tête dans la commune, avec 30 % des voix, bien devant la République en Marche, à 18%..

Cette perspective d’une liste RN n’effraie pas Jean-Marc Dumoulin : “Je les vois mal rassembler 29 personnes pour constituer une liste. Le Rassemblement national a réalisé de gros scores lors des élections particulières comme la présidentielle ou les législatives, ou l’on vote pour des étiquettes. Les choses sont différentes quand on choisit des hommes.”

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